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Les métaux ferreux et non ferreux

Les métaux ferreux

Définition

Les ferrailles (ou métaux ferreux) sont constituées uniquement de fonte ou d'acier provenant à la fois des déchets de fabrication du produit industriel (tournures, copeaux) et des objets métalliques mis au rebut (fûts, bidons, tôles, cerclages métalliques...).

Les unités d'incinération des ordures ménagères s'équipent de plus en plus de systèmes magnétiques de déferraillage des mâchefers permettant, après combustion, d'isoler et de récupérer les boîtes de conserve et autres ferrailles.


En pratique

Collecte

Le taux de récupération est élevé : 95 % de la ressource. Le développement de la collecte sélective des emballages ménagers (bidons et canettes acier) tend à améliorer ce niveau de recyclage.

Pré-conditionnement

La plupart des entreprises utilisent de petites bennes de 2 à 8 m3. Les fluides de coupe ne doivent pas être mélangés avec les déchets métalliques, dès lors que la filière de collecte (transport et tri sur le chantier de ferrailles) ne permet pas de garantir l'absence de pollution (sols ou eaux) par les fluides de coupe.

Prescriptions techniques minimales

Les fûts métalliques doivent obligatoirement être vidés, nettoyés de toutes souillures. Dans le cas contraire, ils sont considérés comme des déchets dangereux.

Manutention

Néant

Filière

Le tri est effectué par un électro-aimant (aciers).

Recyclage matière

Les ferrailles sont, en quasi-totalité, récupérées et recyclées par la sidérurgie, les fonderies de fonte et d'acier. Préalablement, elles sont triées en fonction de leur qualité et sont majoritairement broyées avant expédition aux utilisateurs.

Réemploi

Environ 10% du gisement récupéré est réemployé (profilés, tôles, citernes, fûts, morceaux de charpentes métalliques … (Source : FFA). Les coûts de ces produits sont attractifs vis-à-vis du neuf.

Les métaux non ferreux

Ils comprennent tous les métaux à l'exception des alliages ferreux (fontes et aciers).

Les plus répandus sont le zinc (gouttières...), le cuivre (câbles électriques et téléphoniques, bobinages des moteurs et transformateurs), l'aluminium (câbles, profilés de menuiserie...), le titane (échangeurs spéciaux, aéronautique). Les déchets de plomb, de même que les solutions ou les résidus (cendres, boues) contenant les métaux cités précédemment (+l'argent, le chrome, l'or, le palladium...) sont considérés comme des DIS.


En pratique

Collecte

Les professionnels de la collecte et du tri des déchets assurent l'enlèvement auprès des divers détenteurs, puis leur préparation et leur classement en catégories standardisées, faisant l'objet de transactions commerciales liées à la valeur des métaux (bourse) à la teneur en métal et en impuretés. Ces métaux sont ensuite traités par les producteurs et les transformateurs de métaux (affineurs), par fusion ou affinage, afin de séparer la matière pure du reste.

Pré-conditionnement

Néant

Prescriptions techniques minimales

Le tri à la source des différents métaux non ferreux favorise le recyclage et limite les coûts de tri.

Manutention

Néant

Filière

La récupération de ces métaux permet de :

  • couvrir le tiers des besoins français en aluminium, cuivre et zinc. Pour le plomb, 65 % des besoins français sont couverts par la récupération,
  • réduire d'autant l'importation de minerais,
  • réduire la consommation d'énergie pour l'élaboration de ces métaux.

Plus de 900 000 t de métaux non ferreux sont ainsi recyclées en France chaque année.

Cas des métaux « précieux ou rares » : de nouveaux secteurs de récupération se développent pour les métaux semi-précieux (titane, cobalt, vanadium, molybdène, chrome...) et pour les métaux « précieux » (or, argent, platine, palladium). Ils peuvent être contenus dans les rejets et déchets des industries de la photogravure, des laboratoires photographiques, de radiologie médicale, les déchets de raffinage, les cendres industrielles, les boues de traitement de surface ou dans certains revêtements (catalyseurs).

Les matériels électroniques peuvent également contenir des métaux précieux susceptibles d'être valorisés.

Pour les pots catalytiques, Rhône-Poulenc Environnement Services a mis en place une filière de valorisation : « CYCLEON ».

Réglementation particulière /Rôle du producteur

Le brûlage à l'air libre est interdit, notamment le brûlage des câbles électriques en vue de récupérer les fils métalliques (cuivre, aluminium).

Particularités

La méthode de séparation des métaux non ferreux est assurée par un système de courants de Foucault.

Les « bombes aérosols », considérées comme des déchets dangereux, doivent être percées dans une enceinte hermétique (pour récupérer les gaz liquéfiés). Une fois vides, elles sont broyées et recyclées.
“Recyclage des métaux non ferreux - rôle économique, dynamique industrielle et réglementation ”, Étude du ministère de l'Économie des Finances et de l'Industrie, septembre 1998 - Réf.99153 C030
“Guide des technologies propres et des filières de traitement des déchets des industries mécaniques ”, CETIM,1995 - Réf.6A09
“Industries de la fonderie - guide des technologies propres et des filières de traitement des déchets ”, CTIF (Centre technique des industries de la fonderie), 1996
“Procédés de réduction à la source et de traitement des déchets industriels ”(cédérom “DIADEME ”), ADEME, Coll. Données et références, 1999 - Réf.3218 -190,56 €
“Boues d'usinage - le point sur les filières ”, Conférence CETIM du 2 juin 1999
“Bilan environnemental sur les filières de recyclage : l'état des connaissances ACV ”, ADEME, 2002 - Réf. 4362
     
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