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Dans la phase de fin de vie d'un bâtiment, on retient deux étapes : la démolition proprement dite et le devenir des déchets de démolition. La phase de démolition doit faire l'objet d'une réflexion sur le choix de la technique de démolition et sur l'organisation de celle-ci, tout en limitant les nuisances pour les ouvriers et les riverains . Ce choix aura un impact direct sur le devenir des déchets car il conditionne la quantité de déchets valorisables.
La déconstruction consiste à organiser la fin de vie du bâtiment en passant par plusieurs phases intermédiaires qui font appel à des techniques traditionnelles de démolition.
Elle vise l'optimisation du tri des déchets de démolition et une amélioration de leur valorisation . Elle présente l'avantage d'être moins coûteuse par rapport à une démolition traditionnelle réglementaire pour la phase d'élimination des déchets, du fait de la plus grande valorisation, mais elle est plus onéreuse dans la phase de démolition elle-même qui nécessite plus de temps. Par le choix d'une méthode de déconstruction adéquate et une optimisation des filières de valorisation des déchets, la quantité de déchets mis en décharge est limitée.
La composition des déchets de démolition en masse est de : 65 % d'inertes, 33 % de DBE et 2 % de DIS (Source FFB - ADEME). Aujourd'hui, la déconstruction permet de valoriser principalement les déchets inertes, les déchets du second œuvre étant encore essentiellement mis en décharge, par l'absence de filières de recyclage locales. Les déchets de démolition peuvent être remis, triés ou non sur le chantier, aux gestionnaires de plates-formes de regroupement / tri / pré-traitement ou aux entreprises de gestion des déchets.
D'un rayon d'activité de 15 à 20 km, les plates-formes de regroupement constituent des déchèteries d'entreprises réservées aux déchets du bâtiment.
C'est l'étape intermédiaire avant l'acheminement vers les centres de tri ou de traitement spécialisés, les filières de recyclage et les CET.
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