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Hormis les déchets ayant une valeur financière (métaux, cartons...) ou d'usage (bois pour le chauffage), les déchets non dangereux des entreprises ont été historiquement enfouis ou incinérés dans les mêmes installations que pour les déchets ménagers, notamment lorsqu'ils sont collectés en mélange.
La prise en compte de l'environnement par les entreprises, la législation plus directive (cf. décret emballages) pour le producteur des déchets et le coût croissant de leur élimination dans les centres de stockage de déchets (Taxe TGAP, conception et exploitation des décharges plus restrictives) ou dans les UIOM (accroissement de la sévérité des normes de rejets des UIOM) modifient progressivement la gestion de ces déchets par l'entreprise.
• À l'intérieur de l'entreprise : le tri sélectif des déchets mono-matériaux s'effectue au plus près du poste de travail, à l'aide de containers adaptés.
• À l'extérieur de l'entreprise : les déchets non dangereux sont envoyés vers des centres de tri ou directement apportés en déchèteries d'entreprises par le producteur, où une séparation entre déchets destinés à une valorisation matière ou énergétique et déchets destinés à l'élimination en « centres de stockage » est effectuée.
Si les quantités de déchets semblent insuffisantes au niveau d'une petite entreprise pour permettre une collecte sélective des principaux matériaux valorisables par des professionnels du déchet, la gestion collective des déchets peut être une solution au niveau d'une zone industrielle (cartons, bois, papiers, DTQD...) ou d'un secteur d'activité (déchet spécifique à une profession dans un département ou une région).
Voir chapitre « Se regrouper pour une gestion collective ».
L'externalisation de la gestion des déchets dans l'entreprise elle-même (mise à disposition de matériel et de personnel, au sein de l'entreprise, par le prestataire) est de plus en plus fréquente.
Mot clé : Gisement de déchets non dangereux.
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